DIPLOMATIE INTERNATIONALE ET SOCIÉTÉ Par Dan Albertini Washington a-t-il introduit une nouvelle notion inhumaine de la guerre avec les UCAV ?

5 November 2012

Entre (). Le UCAV est une arme de combat généralement appelé «drone » en anglais (faux bourdon en français). Le UCAV est différent du UAV ou UAS et se désigne « Unmanned Combat Aerial Vehicule ». Son utilisation est inhumaine dans le sens où il est utilisé contre l’humain. Fermons les ().

Réalisme

Le candidat Barak Obama s’est explicité au dernier débat télévisé avec son adversaire Mitt Romney, sur la notion de l’économie. Deux importants volets se sont décalés : monétarisme et vies humaines. Les nuances sont d’époque, mais entendons-nous, sur deux volets américains. C’est, en effet, la nuance entre la pensée verticale keynésienne ou de Salamanque et le triangle de Harberger en terme de monétarisme, et le contraire de la conception de la « chair à canon » des colonnes gauloises de Mitt Romney, qui semble ignorer l’évolution du génie militaire américain en matière de sciences et de technologies. Si nous résumons et simplifions, cinq grandes agences devraient travailler solidairement à cet effet. Si les résultats ne parviennent pas au domestique, c’est strictement une affaire américaine. Mais, qu’en est-il dans un réalisme diplomatique pour les autres partenaires, quand la machine de guerre américaine est une base d’échange monétariste offrant la sécurité aux autres, comme produit de consommation ? Les deux candidats se sont entendus sur cette notion du « commandant en chef ».

Était-ce un débat d’école d’appartenance ou un débat d’idées, quand les deux candidats sont de facultés différentes de Harvard ? Sinon quoi, un débat d’époque, un ajustement économique de l’école de Salamanque face à celle de la pensée de Milton Friedman ? Ou, de fin d’un règne ?

Conceptualisons. Quand il s’agit de défendre le territoire américain contre des terroristes dont l’intention est de faire du tort au citoyen, la légitimité offensive est un droit acquis. Mais, quand il s’agit de monétarisme, le règne de la compétition devrait étendre la profonde notion du libéralisme économique prônée par l’excellente Ecole de Chicago. La Chine serait ainsi adepte ou compétitrice. Nous comprendrons que, d’une part et d’autre part, l’humanité de l’homme ne se résume à l’identité américaine ni chinoise. Chaque pays souverain devra défendre les mêmes droits solidaires, ce qui nous ramène au pattern onusien, qui serait idéalement un important partenariat volontaire et associatif.

Sinon, nous tombons dans l’autre pattern, romain, tellement antique et d’inégalité viscérale de César, de Caligula et des puissances désuètes, déchues et éphémères. Ce qui est loin d’être la notion de partenariat telle que décrite à l’intérieur du même débat précité. C’est d’ailleurs l’intérêt du monde entier qui aura simultanément suivi, non seulement le troisième débat, mais les deux premiers aussi. L’Europe implicitement, le Canada en particulier, et la Chine, avec un intérêt soutenu, puisque la question du monétarisme, qui touchait la masse de consommateurs américains, évoquait le besoin de stratégie et la nécessité, pour rapatrier les « jobs » sur le terroir. Mais le syndrome de Benghazi disait tout au sujet de l’économie en vies humaines se rapportant à la puissante machine de guerre.

Notre réflexion n’est pas d’aller chercher seulement si Romney a menti pour son plan en 5 points. Car, sa thèse est carrément contradictoire, d’une part, à sa pensée, et, d’autre part, à son école créditée, celle de Harberger. Il nous faut tout aussi élucider Obama dans le contexte des UCAV.

L’affaire est, en effet, importante pour tout le monde. Il faut se rappeler du discours du président Felipe Calderòn du Mexique, en janvier 2009. Il attendait l’énoncé politique du président Obama pour orienter sa politique économique. Rien de créatif à l’image des Chicago Boys du Chili de Pinochet. Substantiellement Calderòn s’attendait à récolter là où l’économie américaine lui laisserait des os au passage et des investissements par rapport à la lutte contre le cartel de la drogue. Le milliardaire Carlos Slim l’avait évidemment critiqué et jugé qu’il mettait l’économie mexicaine en péril. La suprématie des grandes agences américaines est intimement liée.
Le Mexique du Libre Echange n’est pas le seul. Le Canada n’a pas non plus assumé ses responsabilités comme étant une grande nation riche et prospère sur une base autonome. Le Premier ministre Harper n’a assumé aucun leadership national (militaire et monétaire), nonobstant les récentes agaceries de Christine Lagarde, grand patron du FMI, créditant le Canada. Le cerveau canadien n’a pas évolué malgré tout. Pensons, la France de Sarkozy avait à son époque, difficilement mais éloquemment, tenté de faire autrement.

N’en parlons pas de la République d’Haïti pour qui le parc industriel de Caracol est un succès politique phénoménal.

L’Armée américaine est, comprenons-le, une redoutable machine chez qui on achète des services de protection territoriale, du matériel et des patentes limitées aussi. Répétons-le, un instrument économique.
La question se pose dès lors et de préférence ainsi : un pays qui, plus se sent agressé, se verrait agressé, sur son territoire, est-il en droit de légitime défense, selon la convention, comme n’importe quel autre pays (ami ou sans relation intéressée) ?
Y répondre impose un exercice de mémoire qui s’érige alors en un autre volet de la question.
Revenons alors aux candidats. Si la rhétorique des candidats diffère un peu, elle se résume à l’hégémonie américaine. Propos beaucoup moins nuancé par Mitt Romney, malgré tout soutenus par Obama. Rappelons-nous à ce titre, des fameuses de Bush : <>.

Observons le président Obama et regardons à cet effet la misère des Syriens pris dans une guerre civile et meurtrière. Le candidat a parlé d’outiller et d’armer des civils mais du bon bord. Romney aussi. Bush l’avait fait au Pakistan de Musharaf. Nous ne parlons pas d’un pays qui aurait agressé les Américains. L’Amérique a pris des risques et des civils non américains sont morts assassinés.

Où commence donc la raison si ce n’est pas celle du plus fort et oublions alors l’expression de partenariat. Cette raison du plus fort n’aurait-elle pas infantilisé l’État d’Israël, tant en terme d’économie monétaire que de « capabilité » de défense raisonnable ! Infantiliser au point de la paranoïa et de la schizophrénie étatique. Y a-t-il d’abord un État né coupable et un État né victime dans la rhétorique de l’ONU ? Car, il en est question aussi à travers ce débat.

Qu’en est-il alors des pays souverains qui ont été victimes de la pensée Kissinger dans les années Nixon et même plus proche encore ? La pensée américaine véhiculée par le candidat Obama peut paraître plus souple que celle du candidat Romney, mais elle n’est pas moins américaine aux dépens de la mémoire de l’humanité. Ce devrait être là pour nous, la leçon de la Deuxième Guerre mondiale.

Retournons au monde entier par les Nations Unies. Si les États Unis des deux candidats méprisent cet aspect, il y a donc lieu de croire à l’introduction accélérée, par voie exemplaire, d’UCAV inhumains après les missiles comme armes de destruction massive. De là le problème avec des pays comme le Pakistan, Israël, l’Iran. Etc. Surtout avec une Allemagne et un Japon qui ont la mémoire plus que centenaire. Mais surtout quand l’économie américaine est en lambeau, un facteur qui a terrassé l’Union soviétique de Marx, mettant en mains criminelles des armes nucléaires.

Ressaisissons l’argument d’économie en vies humaines par rapport aux chairs à canons. Si ce n’est conventionnellement pas déshumanisant pour le soldat qui perd sa machine et sa présence sur le terrain, l’effet redoutable est par contre une machine tueuse contre un humain. C’est forcément un nouveau sous titre du même chapitre des armes à sous munition. Qu’en penseraient les diplomates, les politiciens et les acteurs des ONG qui militent en faveur de la paix ? Sommes-nous dans la vieille logique de : « qui veut la paix prépare la guerre », comme cursus monétarisme puisque le président Obama, oui le président Obama, parlait de vieille conception dépassée et erronée des années 40’ de Mitt Romney, loin de l’approche nouvelle et moderne du partenariat pour la paix et pour les affaires.

Pourquoi cette réflexion aujourd’hui

Il serait cupide de notre part de ne pas la nourrir, mais il serait tout aussi lâche pour nous tous. D’abord, si nous ne sommes pas président, le deuxième amendement, d’une part, nous accorde la liberté d’expression, et, d’autre part, celui qui devient président devient-il dépositaire exclusif de l’intelligence et du nationalisme ?

L’humanité a souvent connu des revers plus qu’inhumains, mais déshumanisants. L’autorité morale prétendue par les deux candidats ne doit, car ce serait de la suprématie, d’une part infantiliser les autres nations, amis d’autre part, mépriser le droit à la vie des autres. Les candidats ont mutuellement méprisé cette notion au débat, pour plaire à un électorat fanatique, fanatisé et apeuré. Donc sous effet. Nous ne pouvons en ce sens oublier les atrocités commises par l’Allemagne fanatisée, et même par l’église dans le temps. Et ainsi, mettre à risque l’humanité de l’homme pour encourager la pensée unique. Les leçons de la « Guerre Froide» n’auront été utiles, les coûts non plus.
Nous devons tous comprendre qu’à titre d’exemple, comme la culture des édifices de Manhattan, celle des Jeux olympiques ou du foot, du pain de blé ou d’épices, ou de la diplomatie de « Montesquieu », chaque drone tueur engendrera un autre drone tueur à travers le monde. Ça ne s’appelle pas la paix, mais des partenaires de guerre.
D’un autre côté il y a la théorie économique du triangle de Harberger de l’ÉEcole de Chicago. Elle est ainsi résumée : un triangle graphique qui représente l’offre, la demande, la perte sèche. Elle est la mesure de l’inefficience dans l’allocation des ressources; égale à la diminution nette du surplus total (du consommateur et du producteur) qui résulte d’une limitation de la production au-dessous de son niveau efficient.
Quand nous parlons de véhicule utilitaire, cela se comprend, mais, quand nous parlons de production alimentaire, le principe de délocalisation industriel fait peur avec Mitt Romney. C’est la seule notion du marché à profit qui compte. Car, avec cette théorie, l’Amérique ne peut plus prétendre vouloir aider les autres en leur demandant de lui livrer l’essence de leur sécurité respective. Défendre Israël cache un autre but.

Et, le citoyen non consommateur ne compte pas pour lui, même en
Amérique.

De plus, même si l’Amérique prétendrait avoir amorcé une certaine libéralisation dans la pensée chinoise, par triomphalisme, elle tomberait avec Romney dans un piège masqué de la loi de Say, car l’offre surexcitée de la compréhension chinoise produit la chute des prix, mais provoque l’effondrement du système de production des autres pays. Cela va sans dire la dépendance aiguë de l’Amérique face à la Chine, avec la bénédiction d’un Mitt Romney qui méprise les 47 % au profit d’une poignée encore plus réduite qu’il alimentera comme modèle de réussite. Il a tellement menti aux Américains depuis le début de cette campagne électorale que personne ne peut plus douter de sa vraie nature et sur ses intentions réelles.

Washington en initialisant ces UCAV tueurs, a-t-il introduit une nouvelle notion inhumaine de la guerre ? Comment répondre ! Il serait donc insensé pour l’électorat américain et pour l’intelligencia du pays, de libéraliser un système inhumain d’armes tueuses entre les mains d’un fanatique Mormon inconnu pour qui la notion des saints des derniers jours peut signifier l’impensable. Surtout qu’il trouvera en marche un plan de revitalisation nationale qu’il manipulera à son seul avantage. Ce pourquoi nous endossons le candidat Barack Obama.
lovinsky2008@gmail.com