La culture, le meilleur terrain où cultiver la paix !

19 August

À l’heure de la mondialisation, les révolutions arabes ont déclenché des crises migratoires dévastatrices pour les populations du Moyen-Orient. Des révolutions qui ont donné lieu en Europe à l’arrivée d’hommes, de femmes et d’enfants.

Une arrivée qui a des répercussions sur les sociétés du vieux continent. Elles donnent lieu dans l’espace occidental, à des rencontres impromptues, des découvertes, des questionnements, des méfiances et des perceptions nouvelles du monde arabe.

Bien qu’il ait une langue commune, le monde arabe a, dans sa diversité de civilisation et d’identités, autant de cultures arabes différentes, que l’ensemble des vingt deux pays, allant du Maghreb au Machrek. C’est là, la beauté de ce monde arabe, sa diversité.

Comment avoir une meilleure connaissance de cette culture arabe ?. Cette culture qui s’est enrichie à travers les siècles, par le contact, l’échange avec les civilisations d’Asie, d’Afrique et d’Europe. Une culture qui a irriguée nos civilisations modernes et dont elles poursuivent l’héritage, grâce à la promotion du dialogue interculturel. Un dialogue que nous propose, notamment, L’UNESCO en collaboration avec le Gouvernement de Sharjah des Émirats arabes unis, par la création du Prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe en 1998, décerné chaque année depuis 2001.

Avant de vous présenter ce prix, remontons très, très, rapidement le cours de l’Histoire, en l’effleurant. Dès le IXe siècle, les marchands et les marins dominent la Méditerranée par le commerce. Les pays arabes connaissent dès lors une prospérité commerciale éclatante.

Une prospérité qui repose sur les carrefours d’échanges que sont les villes qui possèdent de très riches bibliothèques, avec les livres des auteurs grecs ou persans, traduits en langue arabe, qui joue un rôle important dans la diffusion de la culture, car elle est adoptée comme langue officielle et littéraire.

Parmi les illustres médiateurs de l’époque médiévale, on peut citer le philosophe et médecin persan Avicenne (980-1037) ainsi que le philosophe, théologien, juriste et médecin andalou Averroès (1126-1198). Le système de numération décimale, hérité de l’Inde, arrive en Occident à la fin du Moyen Âge, sous le nom de chiffres arabes.

Si à l’époque, les savants œuvrent pour la lumière du savoir, en faisant avancer les connaissances dans tous les domaines scientifiques, ils ont également initié pour l’avenir, les valeurs du vivre ensemble, de la promotion de la culture et du dialogue interculturel, une de missions essentielles de l’UNESCO.

Fatima Guemiah
C’est pourquoi, cette honorable institution soutient activement ce Prix, qui encourage une meilleure connaissance de la culture arabe et incarne pleinement les valeurs de compréhension mutuelle citées dans l’Acte constitutif de l’UNESCO. A l’occasion du prochain « Prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe 2018 », deux heureux lauréats seront proclamés parmi les chercheurs, artistes, philosophes, écrivains, traducteurs, figurant sur la liste des candidats, en reconnaissance des travaux, qu’ils ont réalisés dans les domaines qui sont les leurs. Une consécration de carrières et de vies, dont tous les efforts ont été de promouvoir une culture.

Le Prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe atteint doublement ses objectifs, parce qu’il n’y a pas meilleur terrain où cultiver la paix que la culture !