Ahlam Laqlida, voix volcanique entre Darwich et Baudelaire
Dans le cadre de la 27ᵉ édition du Printemps des Poètes, l’Institut du Monde Arabe et les Éditions L’Harmattan vous invitent à un récital brûlant d’intensité « Poésie volcanique, ébullition, énergie et émerveillement ! ». Un événement poétique phare qui célèbre la force incandescente des mots, porté par l’héritage initié par Jack Lang à Paris en 1999, et devenu depuis un rendez-vous incontournable de la poésie mondiale.
Au cœur de cette soirée, la voix singulière d’Ahlam Laqlida résonnera, intense et vibrante, entre Orient et Occident, exil et absolu. Franco-marocaine née à Casablanca, cette poétesse de langue arabe, habitée par les grandes figures contemporaines de la poésie arabe, déploie une écriture puissante dans l’entrelacement de la mémoire orientale et de la sensibilité française.
La poésie d’Ahlam Laqlida est un souffle entre le murmure des civilisations anciennes et la rumeur du monde contemporain. Elle se nourrit autant de l’éclat mystique oriental que du spleen lucide occidental. À la manière de Mahmoud Darwich, elle dit l’exil intime, celui d’une dignité et d’une mémoire à réinventer sans cesse, faisant de la poésie un acte de résistance : « Je n’écris point mes vers, Ils me trahissent, Comme fut trahie la cause… »
Mais c’est aussi à Baudelaire qu’elle fait écho, dans son art de transformer le mal-être en beauté et l’angoisse en ivresse poétique. Chez elle, les cafés sont vides, l’expresso coule dans «l’amer de l’oubli» et les amours mortes côtoient des parfums qui survivent encore. Elle écrit le spleen, l’idéal, l’exil géographique et ontologique, dans une quête sans fin de vérité et de dignité.
Ahlam Laqlida convoque symboles et reliques intimes, palmiers, manteaux, mers, cafés dans des vers à la musicalité subtile, oscillant entre douceur lyrique et lucidité abrupte. Elle porte la féminité dans sa poésie avec une force douce et indignée, questionnant sans relâche l’identité, l’exil, la mémoire et l’espoir.
Ne manquez pas ce moment rare, intime et incandescent, où la voix vibrante d’Ahlam Laqlida emplira l’Institut du Monde Arabe d’un chant lumineux d’amour et d’espérance. Un rendez-vous incontournable pour celles et ceux qui croient au pouvoir de la poésie à éclairer l’obscurité du monde. Une rencontre en poésie à ne pas manquer !
Fatima Guemiah.
LES POÉTES PARTICIPANTS
Afyai Al Asadi (Irak),
Alaa Hassanien (Égypte),
Nicole Barrière (France),
Ahlam Laqlida (Maroc),
Imen Moussa (Tunisie),
Alexandra Nicod (Suisse-Espagne),
Nabil Shoufan (Syrie),
Philippe Tancelin (France)
Ghassan Tarabay (Liban)
LECTURE
Delphine André, comédienne
MUSICIEN
Pierre Baillot, musicien
AHLAM LAQLIDA
Ahlam Laqlida est une poétesse franco-marocaine, née à Casablanca. Femme de lettres et écrivaine de langue arabe, elle puise son inspiration dans les grandes voix de la poésie arabe contemporaine. Son écriture s’inscrit dans une double appartenance : celle, intime, à la mémoire orientale, et celle, littéraire, à la langue française.
Marquée par les thèmes de l’identité, de l’exil et de la transmission, elle explore avec finesse et intensité les zones sensibles de l’être, entre amour, silence et résistance. Sa poésie, à la fois dense et délicate, se distingue par une profonde sensibilité portée par une maîtrise remarquable de l’arabe littéraire.
Elle est l’auteure de nombreux recueils de poésie. Ferveur des sens, son dernier recueil traduit de l’arabe, témoigne de cette voix singulière, entre deux mondes, entre deux langues, à la recherche d’un lieu poétique où l’intime rejoint l’universel.