GALERIE ATELIER DU 5 Célébration de la journée de la femme 2022

8 March

GALERIE ATELIER DU 5

Invitation | Exposition | Vernissage

Samedi 12 mars 2022 à 18h

Exposition d’artistes femmes du Monde Arabe

Journée internationale des droits des femmes 2022

« NOUR »

A l’initiative des ATELIERS DU 5, dans le cadre d’un partenariat entre l’Institut du monde arabe et la ville d’Argenteuil, elles sont 9 artistes venues de différentes régions et pays arabes, du Liban, Syrie, Maroc, Arabie, Yémen, invitées à célébrer la « Journée internationale des droits des femmes 2022 », sous le signe de la création et de l’espoir à travers l’art par une exposition intitulée « Nour ».

Peintures et fresques réalisée pour cet évènement, ce sont les œuvres de ces artistes au parcours exceptionnel qui sont à l’honneur dans cette rencontre. Des artistes qui ont su utiliser avec talent leur créativité dans une invitation à partager leur passion pour l’art et dirent son importance et sa nécessité absolue tout au long de notre histoire.

L’exposition « Nour » qui signifie (lumière, en arabe) en résonnance avec la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, créée sous l’égide des Nations unies est un hommage à toutes les femmes du monde, en ce mois de mars, dans leur aspérité à la paix, l’égalité et la dignité.

Une exposition exceptionnelle à ne pas manquer aux ATELIERS DU 5 avec les artistes de l’association dans leurs créations et réflexions autour des problématiques contemporaines, sociales, culturelles et environnementales, par le biais de projets et d’événements engagés dans la vie de la cité. L’évènement sera soutenu par des contributions ponctuelles, concert, et animations en direction des publics jeunesse en particulier...

A propos des Ateliers du 5

Les « Ateliers du 5 » sont une association qui a pour but de contribuer au développement de la culture des arts visuels auprès des Argenteuillais, de soutenir le rayonnement culturel de la ville et du département, et de favoriser les échanges artistiques. Présidés par Myriam Berz, « les Ateliers du 5 » s’inscrivent dans une volonté d’éducation artistique au travers d’événements, de cours à la portée de tous les publics et de partenariats avec les structures éducatives culturelles et sociales locales et au-delà. Expositions, événements, projets de collaboration, cours et stages, résidences d’artistes, sont portés par un collectif d’artistes et de bénévoles fiers de contribuer à retisser les liens historiques entre Argenteuil et les arts visuels.

ARTISTES PARTICIPANTES A L’EXPOSITION NOUR

Amira Alsharif,
Arya Atti,
Amal Alzahrani,
Oroubah Dieb,
Fatima Guemiah,
Celine Hayek,
Wryaeyes,
Thala Khair,
Dana Said

ARYA ATTY Peintre

Arya Atti est d’origine kurde syrienne. Elle vient d’Alep (Syrie) où elle a étudié l’art pendant quatre ans, mais son entourage s’opposait à ses ambitions artistiques. Depuis 2015, elle vit en Allemagne où elle peut exercer son art librement. Pour elle, son art doit raconter son histoire : celle d’une femme réfugiée qui essaie de s’intégrer à la société en Allemagne. Elle travaille, par exemple, avec des tissus traditionnels syriens qu’elle intègre dans ses compositions. Ses œuvres sont une explosion de formes et de couleurs. Elle porte la culture syrienne dans son cœur tout en sachant qu’elle ne peut plus y vivre. « Peindre est ma raison de vivre. Je suis venue en Allemagne les mains vides et j’ai commencé à faire des collages de tissus à partir de lambeaux de linge. Six ans plus tard, je continue à peindre avec des tissus. […]

Si vous observez mes œuvres avec attention, vous pourrez y lire directement mon histoire. C’est cette histoire que je veux vous raconter et partager avec vous. Votre participation à mes œuvres est pour moi la plus belle et importante source de motivation pour continuer à vivre mon art. »

AMIRA ALSHARIF Photographe

Amira Al-Sharif est une jeune photographe yéménite indépendante, engagée et passionnée. Depuis plus de seize ans elle parcourt le Yémen, dans un environnement professionnel majoritairement masculin, elle continue de se jouer des limites culturelles et sociales en documentant des zones déchirées par la guerre et ravagées par la crise.

Amira se fait la voix des femmes du Yémen. Son objectif photographique est féminin lorsqu’elle capture des scènes intimes, personnelles, bien qu’au milieu de la guerre, de la famine, de villes et de campagnes touchées par la maladie. « Les femmes portent en elles la lourde histoire de la guerre » explique Amira. « Malgré tout elles continuent de s’occuper des membres de leur famille, les nourrir, les habiller... À travers mon travail je leur rends hommage et les salue sans jamais les faire rentrer dans un stéréotype ou les positionner en victimes ». En 2010, Amira obtient le diplôme de Photographie documentaire et de Photojournalisme au Centre international de la photographie (ICP) de New York. De retour au Yémen après 12 mois d’études, elle enseigne la narration photographique à des centaines de futurs photographes. Quatre ans plus tard, elle participe au premier cycle du Arab Documentary Photography Program, programme affilié à l’agence Magnum. Amira a bénéficié du programme de mentorat de Women Photograph en 2017. Ses oeuvres ont été exposées dans de nombreux festivals, galeries et Centres culturels en Europe, au Moyen-Orient, aux Etats-Unis, au Cambodge et en Corée du Sud.Elle a également été missionnée par le HCR, l’UNICEF et Oxfam. Ses séries indépendantes sont parues dans le National Geographic, The Guardian, The Washington Post et dans le magazine littéraire et thématique Witness. Elle est actuellement artiste en résidence à la Cité internationale des arts à Paris.

AMAL ALZAHRANI Peintre

Née sous le soleil de l’été 1980 en Arabie Saoudite, Amal passe ses neuf premières années à Paris en compagnie de ses parents (son père venu à la recherche d’un Doctorat de littérature à la Sorbonne). De retour en Arabie, elle se saisit d’un pinceau qui ne quittera plus ses doigts et commencera à peindre dès l’âge de 13 ans jusqu’à la rencontre de l’artiste saoudienne Mounira Almousily avec qui elle s’initiera aux techniques de peinture. Amal a pris aussi des cours de peinture avec l’artiste française Monique Dollé-Lacour en 1998. Plus tard, elle effectuera deux stages de peinture à l’ENS des Beaux-arts de Paris, puis regagnera la France en 2003 pour achever un doctorat de Psychologie. Elle s’intéressera également à l’Art comme médiation thérapeutique et obtiendra un Diplôme Universitaire d’Art thérapie. Aujourd’hui, elle vit et travaille à Paris. Pour sa création artistique, Amal Alzahrani a comme thème « Le Féminin et La Femme ». Ainsi, cette cause est dominante non seulement dans sa peinture mais aussi dans ses recherches académiques. Cette artiste a souvent été libre en traitant le Féminin et la Femme dans ces peintures car elle a abordé plusieurs univers artistiques avant de prendre récemment une tournure plus symboliste dans son approche artistique tout en restant fidèle à sa cause et à son thème principal. Aujourd’hui, elle vit et travaille à Paris.

OROUBAH DIEB Plasticienne

Née en 1968 à Damas en Syrie, Oroubah Dieb est artiste plasticienne. Ses sujets de prédilection sont l’exil, les camps de réfugiés, les femmes et les enfants. Une grande partie de son art incarne l’expérience de la vie en exil à laquelle les réfugiés sont contraints de faire face. Les déplacements de population sont au cœur de son travail. L’artiste a quitté Damas en 2012, sept ans après y avoir fondé une école d’art privée avec son mari, également peintre et sculpteur. Entre abstraction et figuration, son œuvre est traversée par les thèmes de l’exil, l’amour, la mémoire : « Quitter Damas fut la décision la plus difficile que je n’aie jamais prise. J’abandonnais le lieu de mes souvenirs… La guerre n’épargne personne. Quelques jours avant notre départ, nous avons fermé, mon mari et moi, notre atelier sans avoir idée ce que serait la suite”. Sur la toile, les formes de ses collages et peintures s’expriment en liberté. Surgissant au premier plan, dans un espace libre et dégagé sur de grandes toiles, des personnages hauts en couleur, présences humaines, femmes, hommes, enfants, baluchons, s’animent, s’ordonnent, se libèrent du réel et traversent le temps à la découverte d’un autre territoire, avec pour bagage leur seule mémoire. Ils marchent, cheminent dans une vie nouvelle, portés par des couleurs fluides, vibrantes et rythmées, les couleurs bigarrées et lumineuses des vêtements traditionnels paysans syriens. Diplômée de l’Institut des arts pratiques de Damas en 1991, en France depuis 2016, elle privilégie le pinceau au burin, elle signe une œuvre importante qu’elle présente à travers le monde. Oroubah Dieb participe à de nombreux événements artistiques dans toute l’Europe et nombreuses autres villes. Elle a travaillé dans des camps au Liban et anime des ateliers pour les enfants.

FATIMA GUEMIAH Artiste plasticienne

Acteur d’évènements culturels et artistiques

Issue de la diaspora franco-marocaine, Fatima Guémiah a réalisé un riche parcours artistique et littéraire serti de créativité remarquée. Guidée par un fort sens de la communication, elle n’eut de cesse de dessiner des pistes fécondes de rencontres humanistes, notamment entre les deux rives de la Méditerranée. Invitée par des festivals et expositions, tant en France qu’à l’étranger, elle présente, organise ou anime des manifestations culturelles mettant en valeur des œuvres d’écrivains, de poètes, de peintres et de photographes des cinq continents. Reconnue par diverses institutions prestigieuses, tels que l’UNESCO, l’IMA, l’INALCO, l’Espace L’Harmattan et autres centres universitaires et associatifs, ses efforts inlassables et ses conseils avisés de conseillère culturelle, contribuèrent souvent à l’ouverture de fenêtres, sinon d’ajours interculturels, esquissant, voire concrétisant, la construction de ponts spirituels. Ce qui lui a valu de nombreuses distinctions et prix. Elle est membre de l’Association internationale des arts plastiques auprès de l’UNESCO (AIAP-UNESCO) et de L’Association des femmes arabes de la presse et de la communication (AFACOM)

Distinction et Prix

Certificat de la Chaire de l’IMA 2021. Paris
Prix Concours Reflet-Peugeot 2017. Paris
Certificat pour l’organisation « Prix de poésie » du Centre culturel d’Egypte 2010-2016. Paris
« Prix d’honneur culture arabe » en France de Sheikha Asmaa Al Qasim 2014. Emirats arabes
Trophée de la réussite au féminin 2010. Assemblée Nationale. Paris

CELINE HAYEK Designer Visuel et Digital

« J’aime l’art, dans toute sa dimension pour sa capacité d’évoquer quelque chose de fort et impactant. C’est vital pour moi et j’estime que l’art est la volonté du beau et que le beau est une lutte contre la mort » dit-elle.

Jeune artiste franco-libanaise, émergente, remarquée par le public et la critique lors de l’exposition internationale « Artistes du Monde » en octobre 2019, pour ses toiles intitulées « Scènes de vie urbaine », Céline Hayek, dessine et peint depuis toujours. Après une double licence d’architecture intérieure et de graphisme à l’E.S.A.T., elle est diplômée et titulaire d’un master 2 de graphisme design de l’école de communication visuelle à Paris (ECV). Dans ses toiles, Céline nous promène au gré de ses balades dans les rues de la ville urbaine. Sa quête immense, dans une captation rapide du détail essentiel, la pousse à recueillir les informations des affiches, des panneaux, qu’elle dessine, peint, photographie et architecte en collage et superposition dans une écriture singulière.

THALA KHAIR Peintre

Artiste syrienne née à Damas, résidant à Paris depuis 2012, Thala Khair est diplômée en histoire de la State University of New York. En parallèle à la co-création d’un établissement scolaire bilingue visant à offrir un enseignement de haut niveau aux classes moyennes en difficulté dans son pays et tout en s’investissant dans plusieurs projets culturels, la peinture et le dessin l’ont toujours accompagnée dans son cheminement personnel.

Elle a également suivi pendant plusieurs années les cours de l’École des Beaux-Arts de Paris. La femme occupe une place centrale dans son travail figuratif, car la femme est pour cette artiste un révélateur social. Sur ses visages se devinent l’histoire récente de la Syrie mais aussi la peur et l’anxiété face aux désordres du monde. L’œil, toujours expressif, se fait témoin de notre époque. Il incarne la rencontre entre les mondes intérieur et extérieur, symbolisant ainsi la manifestation de l’âme qui est l’élément clé de l’essence de l’Être. Thala Khair a participé à plusieurs expositions en France et au Koweït

Dana SAID Peintre

Née à Lyon en France, Dana Said est une architecte d’intérieur et artiste peintre syrienne. Son style abstrait figuratif est renforcé par sa sélection de couleurs fortes et influencé par ses études architecturales, montrées dans son utilisation de lignes droites et de formes géométriques. Son inspiration vient de ses états d’esprit, de ses expériences, de ses sentiments et de ses frustrations en constante évolution. Avec le temps, son oeuvre a évolué vers un niveau d’abstraction plus élevé, interprété dans l’intensité des couleurs, la simplicité des formes et l’exploration explicite de son voyage émotionnel. Elle a participé à de nombreuses expositions en Syrie et au Qatar. Elle a également organisé trois expositions liées à la plateforme numérique Qatar Art Spots qu’elle a créée en soutien à la communauté artistique locale à Doha. Après avoir obtenu son diplôme de l’Université Libanaise Américaine de Beyrouth Liban, elle a suivi plusieurs cours de peinture à Londres (St. Martin’s College of Arts), Cracovie (Ewa Gargulinsk Art Studio) et Boston (Boston Museum of Fine Arts).

WRYAEYES Graffeuse

« J’ai été la première femme à faire des graffitis au Yemen » Et pourquoi les graffitis ? Vous auriez pu peindre des tableaux, écrire…« Pour moi, le graffiti est la manière la plus forte de dire que j’existe. Parce que vous écrivez quelque chose dans un lieu public donc tout le monde peut le voir, tout le monde peut le lire et votre message touchera tout le monde. Ce n’est pas comme un tableau que l’on garde pour soi ou que l’on montre dans une exposition ou une galerie. Ce sont des personnes spécifiques, d’un milieu artistique ou éduqué qui viendront le voir. Dans la rue, c’est la vraie vie, les vrais gens. C’est ce qui me plaît dans le graffiti, c’est pour tout le monde. Et c’est un message politique très fort. J’adore cela. » Était-ce dangereux de faire des graffitis au Yémen ? « Oui, c’est pourquoi j’ai créé un groupe de graffeurs. J’étais la seule femme du groupe. Nous allions tous ensemble faire nos graffitis, seule ce n’était pas possible. Nous n’avions pas de spray pour graffitis alors on utilisait du spray pour la couleur des voitures. Et ce qui était bien, c’était qu’il disparaissait avec le temps. Donc on voyait nos peintures disparaître avec le temps et c’était comme voir le Yémen changer…

5 rue des Gobelins, Argenteuil - 95100

Expo du 12 au 26 mars 2022

Mardi-Samedi 14h-18h - Mercredi et Samedi 9h30-13h

Nocturne Jeudi jusqu’à 21h

Renseignement et réservation des visites de groupe : 06 25 58 39 49